économie et emplois durables

 

Donnons la priorité au lien social, à l’accomplissement de soi et la satisfaction des besoins (en biens et services), plutôt qu'à la production de richesses financières !

 

Des décennies de métropolisation autour du triptyque attractivité, compétitivité et concurrence  ont aggravé la ségrégation sociale de notre métropole lilloise, sans apporter à ses habitants ni bien-être ni espaces de qualité. De plus, la crise écologique nous contraint à penser la résilience de notre ville. C’est pourquoi nous voulons faire converger tous les outils (commerce, production, énergie, services publics…) vers une économie au service de l’humain et de son environnement.

 

La municipalité de demain devra orienter son économie pour répondre aux besoins essentiels en créant des emplois locaux non délocalisables, dans le respect de la règle verte.

 

Lille, ville de l’agriculture urbaine

 

Pour soutenir et développer l’agriculture biologique et locale :

 

  • Créer un pôle productif dédié à l’agriculture urbaine, pièce maîtresse d’une production maraîchère permaculturelle, ouvert au public et sensibilisant aux nouvelles techniques agricoles. Lieux privilégiés : zone du Parc naturel urbain à Lomme, mais aussi dans la zone du Hellu à Hellemmes, et à Saint-Sauveur si la coopérative citoyenne l’approuve.
  • Utiliser les friches urbaines de plus de 1000 m² comme des lieux de production agricole de quartier et permettant de développer des îlots de fraîcheur dans la ville.
  • Favoriser la production alimentaire de proximité dans les jardins et jardins partagés.
  • Mettre en œuvre au niveau métropolitain des projets alimentaires territoriaux pour favoriser la production et la consommation de produits locaux et de qualité, en associant agriculteurs, communes rurales et urbaines, organismes de recherche, acteurs de l’ESS, associations…
  • Gérer au niveau intercommunal l'achat puis la mise en production des terres au moyen de baux ruraux environnementaux signés pour plusieurs années reconductibles et qui précisent que les terres devront être cultivées en agriculture biologique et avec montant de loyer attractif

 

Défendre le petit commerce face aux géants de la grande distribution

 

  • Créer un office municipal du commerce local, guichet unique pour les commerçants : information, formation, accompagnement, animation commerciale, aide à l’implantation …
  • Refuser les permis de construire et modifier le plan local d’urbanisme de façon à empêcher la construction de toute nouvelle grande surface
  • Encourager, par la mise à disposition de locaux (achetés ou loués par la mairie) ou l’aide directe, l’installation ou le maintien de petits commerces (librairie, boulangeries, boucheries, épiceries, maraîchers, cafés…)
  • Créer et promouvoir les marchés locaux dans une démarche de valorisation des circuits courts et du vrac. Travailler en ce sens avec les forains, en créant par exemple des postes de régisseurs de marché


Créer des emplois publics

 

  • Municipaliser les services externalisés au privé en ne renouvelant pas ou en annulant dès que possible les délégations de service public pour les services externalisés et retour de ces services en gestion publique communale ou intercommunale (cantines, transports, collecte des déchets, ramassage scolaire, entretien des bâtiments, propreté, services funéraires, stationnement, espaces verts…)
  • Ouvrir de nouveaux services publics, rentables et pourvoyeurs d’emplois : garage, centre vétérinaire, fermes et ateliers de transformation gérés en régie communale, coopérative de consommation, etc.


Relocaliser en ville une micro-industrie

 

  • Protéger de la spéculation immobilière, via le PLU, le tissu d’ateliers et de petites usines au sein de la ville
  • Développer des centres de production de quartiers, notamment sur les friches. Ils peuvent être de taille modeste (1 ha). Par ex. : à Lille sud, près de la faculté dentaire, et à proximité de la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA).


Construire de façon écologique et sociale

 

Pour développer l’économie circulaire de la gestion des déchets du BTP (70% du tonnage des déchets en France sont produits par cette activité), nous proposons :

 

  • Le zéro-déchet sur les chantiers municipaux et sur l’ensemble des fonciers appartenant à la ville ; 
  • Le développement de plates-formes de réemploi, de recyclage, pour travailler et stocker à proximité de tous les grands chantiers
  • Des centres de formation à ces nouvelles techniques pour les salariés et les entreprises. 
  • La localisation principale de l’activité sur la presqu’île Boschetti  et les espaces autour de Mory à Bois-Blancs, bien situés sur la voie d’eau et proche de grands axes routiers.
  • Le développement d’un cluster de l’écoconstruction et de l’écoréhabilitation ;
  • La réindustrialisation de la friche Peugeot à Fives pour en faire un lieu de formation, de test de nouvelles pratiques constructives et de développement pour les petites entreprises comme les grandes entreprises autour de bois-terre-paille, de l’isolation thermique, etc. 
  • Le soutien de ces activités par des aides massives à la réhabilitation pour lutter contre la précarité énergétique et l’insalubrité.
 

     

    Une logistique durable

     

    • Des plates-formes multimodales et mutualisées au Port de Lille, la ZI du Hellu à Hellemmes/Mont-de-Terre, et la plate-forme multimodale de Lomme, à l’articulation a minima de deux modes de transports (rail-route / eau-route / eau-rail). Ce sont des points de départ pour livrer les commerçants, artisans, PME-PMI et particuliers situés en ville. Ils pourraient aussi servir la logistique du premier kilomètre des entreprises locales. (8 – 10 000m² par hôtels logistiques)
    • Des centres de distributions urbains dans les quartiers, lieux de stockage de plus petite taille permettant de desservir les entreprises du quartier. De quelques centaines de m², ils seront aussi des lieux de repos, d’échanges, de structuration pour les travailleurs ubérisés de la livraison. Ils prendront place dans des rez-de-chaussée commerciaux vides (Bazar de Wazemmes, etc.).

     

    Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée

     
     

    Nous voulons faire de Lille un territoire d’expérimentation du dispositif Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée pour initier de nouveaux services et de nouvelles activités dans la transition écologique que le marché est incapable de satisfaire.

     

    Ce dispositif, centré sur les activités écologiques et les chômeurs de longue durée, visera à favoriser le zéro-déchet (gestion de points de compost, sensibilisation), développer le conseil énergétique, gérer des garages solidaires automobiles ou vélos, développer les petits jardins de production alimentaire, etc.


    Lille, ville ouverte et accueillante

     

    • Promouvoir Lille comme destination populaire, accessible, à l’image de ses habitants. Développer l’offre touristique pour de courts séjours économiques.
    • Améliorer l’offre d’hébergement accessible (auberge de jeunesse, etc.)
    • Combattre l’emprise des plateformes de loueurs touristiques qui mènent une concurrence déloyale au logement résidentiel et aux structures d’hébergement touristique, en limitant à 60 jours par an la possibilité de location d’un appartement ou maison privés.                      

                                                      

    Une politique énergétique de sobriété et de solidarité

     

    • Adopter un plan de développement des énergies renouvelables s’appuyant sur les associations citoyennes, les coopératives ou une régie publique proposant un tarif social de l’énergie
    • Construire et rénover de façon exemplaire les bâtiments publics ressortissant de la Ville ou recevant des subventions municipales
    • Encourager les coopératives d’achat groupé d’énergie renouvelable, afin de solvabiliser la demande des citoyens et associations. La Ville prendra sa part dans ces coopératives.
    • Promouvoir les aides à la rénovation énergétique pour les particuliers. Pour les immeubles collectifs, une politique doit être pensée et financée avec la MEL

    Un plan de déplacement urbain pour une ville apaisée


    • Limiter fortement la circulation de camions dans la ville, au moyen de plateformes de distribution (voir « Une logistique durable »)
    • Piétonniser la Grand’place.
    • Créer des parkings-silos publics dans les quartiers les moins dotés en places de stationnement (Fives, Porte de Valenciennes…) pour l’usage résidentiel.
    • Encourager les modes de déplacement doux, notamment le vélo, par une incitation financière annuelle et individuelle à l’achat

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    4 Contributions

    Pour ma part, j'ai deux idées pour contribuer à la construction de ce grand collectif lillois.
    1-La paix sociale n'est pas négociable, je propose une fois arriver à la mairie d'organiser une rencontre avec tous les bailleurs sociaux pour instituer pour tous les locataires un bail de deux ans renouvelable et durant les deux ans du bail, s'il un individu est repéré identifié comme fauteur de trouble dans la cité alors le bail du lieu où est domicilié son adresse ne sera pas renouvelable et ils seront dans l'obligation de quitter les lieux mais seulement ils ne quitteront pas pour la rue un autre logement leur sera proposé dans un autre quartier loin du lieu actuel quelque soit la situation familiale
    mais encore la commune mettra à leur disposition des camions de déménageurs car parfois il suffit d'extraire une famille dans un quartier pour que la délinquance cesse.
    ça c'est au niveau communal on va l'étendre au niveau régional puis national l'essentiel de cette mesure c'est d'éclater les groupes qui sèment le chaos dans nos cités.(si ce sujet retient l'attention on pourra en débattre, peux pas tout écrire ici juste des grandes lignes)
    2-la formation est un outil indispensable au "developpement" de la société même comme ce mot à disparu du vocabulaire de notre pays une fois à la mairie nous pouvons institué que toutes les entreprises du territoire aient l'obligation de prendre en moyenne 3 stagiaires par an et que les services fiscaux y veillent car il est inadmissible que les étudiants ou des personnes ne formation professionnelle aient du mal à trouver des stages c'est un véritable parcours du combattant et c'est intolérable d'autant que ces personnes en formation une fois sortie de la formation vont travailler pour ces entreprises qui hier ne prenaient pas de stagiaires.
    la contribution des entreprises à la formation doit être effective...

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    Éviter fermeture arbitraires de commerce

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    Centre Multimodal du dernier Km.
    Vélo cargo /Péniche
    Fives ? Lille sud ?

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    Travailler à la relocalisation des activités: créer des pôles d'activités ( éco construction, énergie, en mobilisant le foncier en friche)

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